DES GOUTS ET DES COULEURS….

Au bout d’une année d’ateliers de couture, je ne peux que constater la grande diversité des projets des uns et des autres. Certes, cela peut se classer en deux grandes catégories : les vêtements et les petits objets (sacs, pochettes, étuis, coussins d’épingles et autres porte-aiguilles…) ; à cela il faut quand même ajouter une catégorie moins représentée, mais tout de même bien présente : rideaux, coussins, couvre-lits…

La diversité des goûts des initiateurs de tous ces projets m’a amenée à réfléchir une fois de plus sur la notion de goût et à me poser cette question « y a-t-il de bons ou/et de mauvais goûts ? Y a-t-il un bon ou/et un mauvais goût universel ?

Sous cet angle, ces questions ont un petit relent de dissertation de philo, mais en fait c’est beaucoup plus terre-à-terre qu’il n’y paraît. Ma mère avait coutume de dire à propos de vêtements qu’elle n’aimait pas : « Ce n’est pas beau, c’est de mauvais goût », impliquant ainsi une sorte de jugement de valeur sans appel, des dictats auxquels on, ou plutôt, je devais me plier, même si cela allait contre mes propres inclinations.

C’est ainsi que je n’ai pas eu le droit de porter de rose dans ma jeunesse parce que, selon elle, c’était une couleur fade et de mauvais goût. Rassurez-vous, je me suis largement rattrapée plus tard, lorsque j’ai acquis mon indépendance dans ce domaine ! Tout de même cela pose question.

J’aide à réaliser des projets de couture qui parfois sont très éloignés de ce que je choisirai, cependant j’essaie de garder l’esprit le plus ouvert possible à toutes les propositions et bien m’en a pris plusieurs fois, car, si certains projets m’interpellaient au départ, je me suis rendu compte que le produit fini était souvent intéressant et surtout correspondait à la personnalité et au style de celle ou celui qui l’avait conçu.

En conclusion, je dirais que l’essentiel est de se sentir bien dans son vêtement (ou au milieu de ses coussins…), mis en valeur, embelli, car en prenant ainsi confiance, on fait de ce sentiment une réalité et, mieux encore, on l’impose aux yeux des autres.